mardi 8 avril 2008

Chasse du 8 avril 2008 avec F6EUZ


Le récit est de Robert F6EUZ (il sait si bien le faire !) 
L’histoire de la RS de Nîmes du mardi 8 avril 2008 débute le dimanche 6 à la course ARDF de Cavaillon, organisée par F1GIL et F1DRN…
Aprés la course, F4ESK me dit : on y va chasser la RS, ça doit tomber vers Valensole ? Je n’ai pas voulu y aller, alors voilà qu’il embarque F5IHP, F4BHY, YL et QRP. Le lendemain j’apprends qu’on était toujours 3 à 3, car ils ont dû abandonner vers 23h alors qu’ils étaient probablement très près du but…
Donc Patrice n’avait qu’une hâte : laver l’affront de la veille.
On se consulte pour y aller ensemble le mardi mais problème : la météo prévoit de la pluie et la prévision laisse voir une distance importante, vers la montagne de Lure.
Donc si on y allait on savait à quoi s’attendre. De plus je lui ai fait promettre que c’était jusqu’au finish, pas question d’abandonner ! Par conséquent lampe frontale, tenue de pluie, rechange etc…
On avait tout prévu sauf que la RS n’est pas allée où on l’attendait…
Quand on a perdu le signal le doute ??? Versant Sud ou Nord de la montagne de Lure (1800m) ?
En fait la seule possibilité de retrouver le signal était d’y monter. Au 3/4 de la montée par la route, on a dû renoncer de franchir le col, trop dangereux sans les chaînes.
Et oui de la neige et pas qu’un peu… On s’est arrêté dans le brouillard et le crachin à un endroit que Patrice affirmait reconnaître,
me disant que, devant nous, c’était le vide et qu’on pouvait faire un relevé (on y voyait pas grand chose) . Le tracé sur la carte donnait un axe mais pas encore un recoupement. Retour par où on était monté puis long détour (30Km sans signal ) pour aller vers le lieu du traçage, versant Nord de Lure.
Quand on a recommencé à entendre le signal (doux Cri-cri), dans le RX, là, je savais que c’était OK, elle était cuite, on allait la débusquer, juste une question de temps !
Je vous raconte pas le savon qu’on lui a passé à cette sonde quand, vers les 19h, après 54 minutes de marche dans la montagne, on l’a démontée de son arbre perché… à 1000m d’altitude sur un petit sommet.
A 20h on retrouvait la voiture et 23h30 retour au bercail après un périple de 450 Km A/R.
Quand les pieds trempés, gelés, pleins de boue, j’ai dis à Patrice que l’affront était lavé mais qu’il était Fêlé, il m’a gentiment
rétorqué : « mais toi aussi, tu as suivi !  » Et nous sommes allés nous réchauffer dans la voiture, fiers et heureux de notre aventure.
Pourquoi ai-je accepté d’aller avec lui ? C’est tout simple, puisque le lundi on était 3 à 3, j’allais pas lui laisser prendre l’avantage… Donc de nouveau égalité 4 à 4.
16.jpg Robert en pleine action
17.jpg moi aussi, en pleine action !
21.jpg Elle nous attendait bien sagement !
25.jpg
Conclusion
Je dois avouer que, sans lui, je ne l’aurais pas retrouvée et lui tout seul non plus. La complémentarité des 2 chasseurs a été exemplaire, permettant le succès de la chasse.